Ouvertures de rentrée (CTSD carte scolaire)
Publié; le 3 septembre 2019, mis à jour le 4 septembre 2019 | snudi FO

CTSD de rentrée 2019



Chers collègues, 

Ci-dessous le compte rendu succinct du CTSD de ce mardi 3 septembre. Vous trouverez la déclaration lue par FO en bas de mail.

Notez également que les ouvertures signalées verront les PE affectés sur les postes ou écoles lors de la CAPD de cet après-midi.

N'hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement complémentaire.



Le CTSD de rentrée s'est tenu ce matin, mardi 3 septembre, en présence de l'IA, l'IEN-A, le SG et tous les IEN, la DOSES, les organisations syndicales FO, FSU, UNSA, et a abouti aux décisions suivantes :

Votes : contre 2 (FO), abstention 3 (FSU/CGT), pour 4 (2 UNSA / 2 FSU)



L'IA-DASEN disposait finalement de 2,8 ETP pour ce réajustement de rentrée, proposant les mesures suivantes :



les postes ouverts (ETP) pour cette rentrée sont :

- Lussac-les-Châteaux maternelle

- Iteuil maternelle

- Montamisé élémentaire



En, plus de ces ouvertures, le DASEN a mis des moyens supplémentaires pour l'année, en positionnant des remplaçants en surnuméraire (TR brigades départementales) sur les écoles suivantes pour permettre à ces écoles de disposer d'une classe supplémentaire à l'année :

- Prévert élémentaire à Châtellerault 

- Herriot élémentaire Châtellerault

- Paul Bert Poitiers



Deux postes de maîtres G sont gelés pour l'année ce qui permet de les transférer en postes d'adjoints PROVISOIRES pour l'année scolaire 2019-2020 :

- Le poste de maître G de Vouillé est gelé pour affecter un 7ème enseignant à Saint Jean de Sauves (l'école reste donc à 6 classes + un 7e P.E. provisoire, ce qui implique que la décharge de direction ne change pas)

- Le poste de maître G de Dangé-saint-Romain est gelé pour  affecter un 4ème enseignant à Coulombiers élémentaire (l'école reste donc à 3 classes + un 4e P.E. provisoire)



D'autres situations ont été défendues :

Charles Perrault Poitiers 

Biard Jean Boriaud élem

Fontaine le Compte élem

Béthines 

Mermoz élémentaire

La Trimouille

Moncontour  



FO a défendu les dossiers qui lui ont été confiés, en ré-intervenant notamment sur les cas des écoles laissées en vigilance après le CTSD de juin.



Vos représentants CTSD pour la FNEC-FP-FO 86 : Diane Ferret, Fabien Vasselin, Julien Marmisse


Déclaration FNEC-FP-FO86



CTSD du 3 septembre 2019

 Mesdames et Messieurs les membres du CTSD,

Monsieur le Directeur Académique,

 

RENTREE EN MUSIQUE ET POTAGERS BLANQUER

Après avoir découvert il y a quelques années que la musique adoucit les mœurs, et décrété la rentrée en musique, Monsieur le Ministre, durant son été, a découvert les vertus des potagers scolaires. Ainsi a-t-il annoncé qu'il faudrait un potager par école, et peu importe, semble-t-il, si personne ne sera là en juillet et en août pour faire les récoltes, ou arroser les plants de tomates de courgettes et concombres. Tout ce que les élèves auront le temps de voir pousser, ce ne seront que des radis.

 

Sans nous appesantir sur ce détail pratique, nous espérons que cette expérience sur le terrain aura permis au Ministre de comprendre qu'il existe deux approches maraîchères : l'une consiste à exiger de la terre de produire, en recourant si nécessaire à toutes sortes d'ingrédients qui risquent d’amoindrir les facultés de celle-ci, la quantité primant sur la qualité. Et une autre qui consiste à tenir compte du sol, à partir du réel, des besoins, et  à pratiquer avec plus de modestie, en coopération avec le sol, ses habitants, et en tenant compte de son environnement. Cette approche vise la qualité. L'inverse des préconisations contenues dans les rapports de l'OCDE et des GOPE de l'Union Européenne. Cette dernière méthode, semble inspirer le Ministre qui applique des marches forcées à l'école, visant des objectifs de quantité (bien qu'à la baisse pour les moyens dont nous avons besoin) plutôt que de qualité.

 

Cette leçon de choses, nous espérons que Monsieur le Ministre a pris le temps de l'assimiler, et surtout qu'il se l'applique quotidiennement. Rien de pire en effet qu'un Ministre qui agit en toute puissance, incapable d'écouter et d'entendre les besoins et revendications exprimées par les personnels !...

 

REFORME DES RETRAITES, LOI BLANQUER, BAC, PIAL, AESH, EVALUATIONS CP, MOUVEMENT, CARTE SCOLAIRE

Pendant plusieurs mois, les enseignants se sont mobilisés par la grève pour exiger le retrait du projet de loi Blanquer. Fin juin et début juillet, des centaines d’enseignants correcteurs du Bac se sont dressés par la grève contre la mise en place de la réforme du BAC. La « Confiance » est rompue, et ce n'est pas une loi mal nommée qui la rétablira...

 

Pour Force Ouvrière, la réussite de l’École publique dans ses missions passe par la recherche d'une amélioration des conditions de travail des enseignants et de tous les personnels : c'est une nécessité pour faire réussir nos élèves. Pour que le mot « Confiance » retrouve un sens.

 

Malheureusement, le chemin pris par le Ministre comme par le gouvernement n'est que la poursuite des politiques, déjà engagées précédemment, de réduction et de compression des coûts, que ce soit dans les établissements scolaires ou dans les services administratifs.

Le rapport Delevoye sur les retraites, publié le 18 juillet, a confirmé toutes les craintes exprimées par la confédération FO : il s’agirait, ni plus ni moins, de supprimer tous les régimes de retraites existants pour les remplacer par un régime universel par points.

 

Pour les fonctionnaires et les enseignants en particulier, il en serait fini du Code des pensions qui garantit pour l’instant une retraite calculée sur la base de 75 % du traitement des 6 derniers mois ! À la place, le régime universel serait calculé sur la moyenne des traitements de toute la carrière et ne pourrait garantir le montant des pensions, car la valeur du point fluctuerait en fonction de la croissance, de l’emploi, de la dépense publique, de l’espérance de vie !

Impossible, pour FO, d’accepter le projet Macron-Delevoye contre nos retraites.
FO refuse tout régime universel par points, exige le maintien des régimes existants et notamment du Code des pensions.

 

Cette réforme inacceptable se profile alors que les mauvais coups pleuvent déjà sur les salariés, et notamment les enseignants.

La rentrée scolaire est en effet marquée par l’application de la loi Blanquer, publiée le 28 juillet malgré la résistance des personnels l’année dernière et dont le SNUDI-FO continue d’exiger l’abrogation :

•      Les PIAL (pôles inclusifs d’accompagnement localisé) vont mutualiser et donc diminuer l’accompagnement dont bénéficient les élèves en situation de handicap. Ils visent à supprimer des milliers de postes d’AESH, qui sont menacés d’être mis au chômage.

•      Quatre décrets autorisent la scolarité obligatoire des enfants de 3 ans dans les jardins d’enfants, structures privées payantes concurrentes de l’école maternelle, qui fonctionneront sur le modèle des écoles privées hors contrat.

•      Un décret dérogeant à l’obligation d’assiduité des élèves de petite section de maternelle va alourdir la charge de travail des directeurs et adapter le fonctionnement de l’école maternelle à celui des jardins d’enfants (chaque parent d’enfant de 3 ans pouvant demander par écrit un aménagement spécifique des horaires de l’après-midi).

•      Quant aux établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF), s’ils ont été abandonnés suite à la mobilisation des personnels, un rapport ministériel paru cet été vient d’en faire à nouveau l’éloge et plus de 80 cités éducatives devraient être mises en place dès cette rentrée.

•      Les conséquences des mesures Blanquer sur le mouvement sont tout aussi inacceptables. Après un mouvement 2019 marqué par l’arbitraire et la remise en cause du barème, de nombreux enseignants sont restés jusqu'à la semaine dernière sans poste, et nombre d'entre eux ont étés affectés sur des postes sur lesquels ils n’avaient pas postulé. Cela préfigure la loi de transformation de la Fonction publique, qui liquide les CAPD et laisse l'échelon local se débrouiller dans un capharnaüm sans nom, ce qui entame gravement le droit à mutation des collègues.

•      Lors du CTSD de juin, nous avons laissé 19 écoles avec des effectifs importants, pour une nouvelle étude de leur situation en cette rentrée. Avant même l'ouverture de ce CTSD de septembre, nous savons que, malgré le grand ménage en cours dans la carte scolaire des secteurs ruraux du département, il ne sera pas fait plus d'ouvertures que la moitié des doigts d'une main. Les postes manquent dans les écoles, les classes sont surchargées, l'enseignement spécialisé est  insuffisant pour faire face à un nombre croissant d'élèves en difficulté de comportement ou d'apprentissage.

 

Face aux conditions inacceptables de cette rentrée scolaire, le SNUDI-FO entend bien défendre pied à pied les conditions de travail et le statut des personnels.

 

BRIGADES DE REMPLACEMENT EN SURNOMBRE

Concernant les brigades de remplacement en surnombre qui ont été affectées en fin de CAPD le 28 août dernier, essentiellement des T1 d'ailleurs, en ne tenant pas compte dans la plupart des cas de leur domicile, nous demandons la plus grande attention quant à leur affectation ou leurs lieux de remplacement dans l'année.

Lors de la CAPD, Monsieur le DASEN, vous nous avez assuré sur ce point qu'il en serait fait ainsi. Nous demandons que cela soit bien transmis dans les services concernés, car nous avons pu constater qu'un très grand nombre d'entre eux se trouvent affectés sur des écoles de rattachement très loin de chez eux, et sur des secteurs qui peuvent les conduire facilement à passer une bonne partie de chaque journée sur la route, ce qui nourrit notre inquiétude et la leur.

 

TEMPS PARTIEL, MEDECINE DE PREVENTION, RYTHMES SCOLAIRES,

4 JOURS SUR 36 SEMAINES POUR TOUS

Cette rentrée marque aussi dans notre département, pour de nombreux collègues jusqu'ici à temps partiel, et parfois depuis longtemps, un retour à un exercice à temps plein non désiré.

Le Snudi-FO86 continue de demander le respect du droit à temps partiel, même sur autorisation : le Ministre doit recruter les personnels nécessaires au CRPE, afin de permettre l'exercice à temps partiel pour tous les collègues qui le souhaitent ou en ont la nécessité.

Le rétablissement d'une véritable médecin de prévention et de la visite médicale de prévention tous les 5 ans, comme le revendique la FNEC-FP-FO, est une nécessité pour identifier la souffrance au travail qui s’accroît dans notre profession dans des proportions très inquiétantes, et améliorer la santé au travail des personnels.

 

Le Snudi-FO revendique le recrutement sur la Liste Complémentaire du CRPE à hauteur des besoins pour permettre, entre autres, l'exercice à temps partiel, tout en maintenant un vivier de professeurs des écoles suffisant pour remplacer toutes les absences, tout en faisant partout les ouvertures de poste nécessaires.

 

Le retour à temps complet de nombreux collègues, et la menace qui pèse sur les collègues qui ont obtenu leur temps partiel, conduisent les enseignants de nombreuses écoles à souhaiter le retour ou le passage à quatre jours par semaine sur 36 semaines, comme dans la très grande majorité des écoles du pays.

Ils se heurtent le plus souvent à l'opposition des élus locaux, c'est pourquoi le Snudi-FO continue de revendiquer le même rythme scolaire partout, 4 jours sur 36 semaines, et l’abrogation des décrets Peillon-Hamon-Blanquer qui laissent la liberté aux élus locaux d'imposer leurs rythmes locaux aux enseignants fonctionnaires d’État.

 

ANIMATIONS PEDAGOGIQUES

Comme les années précédentes, nous demandons que les calendriers des animations pédagogiques ne fassent pas l'objet de modifications incessantes qui accroissent la charge de travail des directeurs et font perdre le fil de leur organisation aux collègues, tout en imposant des modifications de leur agenda répétées et de dernière minute.

Nous demandons que les collègues qui ne peuvent pas se rendre à une animation pédagogique, notamment si celle-ci a été déplacée au dernier moment, n'aient pas à justifier leur impossibilité à s'y rendre.

Nous demandons que les ordres de mission et convocations (OM) soient adressés en temps et en heure, soit au moins 15 jours avant la date de la réunion. Cela est indispensable à l'organisation, tant personnelle que professionnelle, de nos collègues. Les problèmes à organiser les animations pédagogiques et à adresser les OM dans les délais requis ne doivent pas s'ajouter aux autres problèmes d'organisation déjà subis.

Enfin, dans le cadre des nouvelles circonscriptions, nous tenons à faire part des inquiétudes des collègues sur de possibles délais de route importants pour se rendre sur le lieu des animations pédagogiques et réunions de circonscription. Nous demandons à ce que, conformément à la réglementation, les délais de route soient comptabilisés effectivement sur le temps de travail des agents, afin de ne pas pénaliser les collègues qui travaillent sur les écoles les plus éloignées.

 

Merci pour votre écoute.


cale




SPIP 2.1.26 [21262] habillé par le Snudi Fo