S​tatut de directeur supérieur hiérarchique : NON
Publié; le 11 janvier 2019, mis à jour le 18 janvier 2019 | snudi FO

Statut de directeur supérieur hiérarchique : NON, et non au statut d’établissement pour les écoles.


Le projet du ministre Blanquer d’instaurer un statut de directeur supérieur hiérarchique s’inscrit dans l’offensive du gouvernement contre les statuts particuliers de corps. 

Avec ce statut hiérarchique, il s’agit de placer les nouveaux directeurs en dehors du corps des PE et de remettre en cause fondamentalement le statut particulier des PE. 

Ce nouveau statut mettrait fin à la référence au décret de 89 qui fait du directeur un PE qui occupe une fonction particulière. 

Il s’agit de donner un statut juridique aux regroupements d’écoles, les transformant en établissements dotés d’un fonctionnement autonome... 

Les « néo-directeurs» supérieurs hiérarchiques sortis du corps des PE, seraient placés dans une grande dépendance vis-à-vis des collectivités territoriales par la tutelle du PEdT (Projet Éducatif Territorial), évalueraient leurs collègues adjoints dans le cadre du décret PPCR (évaluation arbitraire et promotion au mérite), et recruteraient demain les personnels de leur établissement. 

Il s’agit aussi de procéder à des fusions d’écoles, à la mise en place de "pôles éducatifs", en particulier d’en finir avec les écoles rurales, de supprimer les écoles maternelles en les fusionnant systématiquement avec des écoles élémentaires, et ainsi de supprimer des milliers de postes de direction et de postes d’adjoints. 

La FNEC-FP-FO 86 estime nécessaire l’élaboration d’actions d’ampleur nationale pour faire échec à ces projets et faire aboutir les revendications sur la direction d’école. 

La FNEC-FP-FO 86 revendique : 

● l’abandon de toute suppression de poste de directeur et le maintien de tous les avantages financiers qui sont attachés à la fonction ; 
● l’abandon du projet de loi créant un statut hiérarchique de directeur d’école ; 
● l’abandon des expérimentations de tous ordres telles les « cités éducatives» visant à regrouper des écoles, parfois avec un collège, dans un établissement autonome ; 
● l’augmentation des décharges de service ; pas un directeur sans décharge statutaire hebdomadaire ; 
● une aide administrative pour chaque directeur avec des emplois statutaires de la Fonction publique ; 
● l’attribution d’une clé OTP à la personne assurant l’intérim de direction, dans le cadre de la protection des données personnelles ; 
● la prise en compte de toutes les classes dans le calcul des décharges de direction, y compris les CP et CE1 dédoublés en Éducation prioritaire, des ULIS... ; 
● une réelle amélioration financière : 100 points d’indice pour tous ; 
● la tenue de toutes les réunions durant le temps scolaire avec le remplacement du directeur par un titulaire remplaçant recevant des ISSR ; 
● le transfert de la responsabilité de la rédaction des PPMS aux mairies, dans le cadre du plan communal de sauvegarde ; 
● le rétablissement du cadre national de l’école publique et l’arrêt des processus de territorialisation, afin de préserver les directeurs comme leurs adjoints, des ingérences et pressions locales ; 
● le respect du décret de 1989 fixant les missions des directeurs ; 
● l’abandon de toutes les tâches indues comme la saisie AFFELNET. 


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