Rythmes scolaires : 4 jours sur 36 semaines pour tous
Publié; le 21 juin 2018 | snudi FO

L’Assemblée Générale du SNUDI FO 86 fait un constat sans appel : les 4 jours et demi dégradent nos conditions de travail sur tous les plans.


L’Assemblée Générale refuse les possibilités données par le décret Blanquer aux inspecteurs ou aux collectivités territoriales d’adapter le calendrier scolaire national par un allongement de l’années scolaires de 37 ou 38 semaines, réduisant d’autant les congés scolaires, et remettant en cause le statut national des professeurs des écoles en aggravant les décrets Peillon/Hamon.

L’Assemblée Générale fait le constat que la réforme des rythmes scolaire et la semaine de 4 jours et demi c’est :

  • des temps de formation sur le temps personnel : le soir après la classe, la veille de la classe, les mercredis après-midi, et maintenant les samedis matin : pour les enseignants c’est la semaine de 5 jours et des formations au rabais,

  • un aller-retour supplémentaire par semaine, et donc une perte de pouvoir d'achat jamais compensée,

  • une réforme dont personne n'a encore prouvé l'intérêt pour les élèves, et les progrès sur leurs apprentissages

  • moins de temps de temps pour préparer la classe, moins de temps de discussion en équipe, ou des discussions au rabais le soir, ou entre deux portes : cela accroît la charge de travail des directeurs, cela nuit à notre travail et notre suivi des élèves notamment les plus en difficultés : nous sommes sans cesse dans l'urgence, les journées s’enchainent, de plus en plus de collègues craquent !

  • une organisation ingérable des emplois du temps de personnels remplaçants et sur poste fractionné,

  • une confusion scolaire et périscolaire où se perdent les élèves et les familles ; cela discrédite les enseignants, nuit aux élèves, et complexifie les relations avec les familles, les mairies et les transporteurs,

  • des élus locaux qui s'immiscent dans le fonctionnement des écoles, se placent en chefs locaux de la communauté éducative,

  • une fatigue accrue des enseignants qui contraint nombre de collègues à demander à travailler à temps partiel, et ainsi à financer de leur poche la semaine de quatre jours et demi, et condamnant les enseignants qui ne peuvent se le permettre à des conditions de travail de plus en plus difficiles à temps complet.

L’Assemblée Générale a pris connaissance du passage à 4 jours dans 80% des écoles dès la rentrée prochaine au plan national, 30% dans la Vienne, dans la lancée de la campagne nationale engagé par le Snudi-FO.


La spécificité de la Vienne a pour conséquence un accroissement du nombre d’enseignants en difficulté dans leur travail, et le taux le plus élevé nationalement de travail à temps partiel : il faut que ça cesse.

Pour l’Assemblée Générale la dérogation doit devenir la norme : il est temps de (re)passer à 4 jours pour tous dans toutes les écoles, dans toutes les communes, sur 36 semaines !

L’Assemblée Générale revendique avec son syndicat national :

  • que le Ministre impose les 4 jours (lundi, mardi, jeudi, vendredi), sur 36 semaines à toutes les communes à la rentrée prochaine pour mettre fin aux bricolages locaux,

  • l’abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer sur les rythmes scolaires

  • l’arrêt des PEDT et des ingérences municipales dans le fonctionnement des écoles qui mettent les écoles sous la coupe des élus locaux et de la « communauté éducative ».

cale




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SNUDIFO86_RS_11052018
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