Action 1er degré CUI
Publié; le 29 octobre 2017 | snudi FO

Vous trouverez ci-joint le compte rendu FO de l’audience intersyndicale du 4 octobre, auprès des services de la préfecture concernant le non renouvellement des Contrats Unique d’Insertion sur des fonctions d’aide à la direction. Ce compte rendu fait état des interventions de l’intersyndicale qui a porté les revendications des personnels.

 

 

Le SNUDI FO 86 dénonce ce plan de licenciement qui concerne 35 personnels dans le département de la Vienne et plus de 20.000 au niveau nationalPour FO, il est inacceptable que des personnels soient mis à la porte et se retrouvent à pointer à Pôle Emploi alors qu’il y a une possibilité de renouvellement du contrat pour beaucoup de ces personnels, et que les besoins des écoles en matière d’aide à la direction d’école n’ont jamais été aussi importants.

 

Le SNUDI FO 86 est intervenu durant cette audience pour porter les revendications des personnels en CUI, qui concernent aussi les personnels en ASEH ou AESH :

-       pérennisation des emplois : des emplois statutaires pour tous les personnels contre la précarité ;

-       un salaire décent pour tous : les personnels en CUI/CAE/ASEH/AESH ont droit à un salaire correct. Fin des rémunérations au lance-pierre !

-       une vraie formation pour exercer un vrai métier et pas seulement des formations institutionnelles distribuées de-ci de-là au rabais.

 

 Le SNUDI FO 86 est intervenu pour demander le renouvellement de ces contrats chaque fois que c’est possible et les revendications du syndicat ont été relayées par des personnels Aides à la Direction présents à l’audience qui ont pu témoigner de leur situation et de l’importance de leur travail auprès des directeurs.

 

Légalement, la préfecture a la possibilité de procéder au renouvellement de ces contrats : les personnels en CUI ont soulevé ce point auprès du sous-préfet. Le sous-préfet fait donc preuve de mauvaise volonté lorsqu’il ne répond pas aux revendications des personnels.

Pour FO, les services de l’Etat fuient clairement leur responsabilité d’employeur, et assument devant nous une dégradation supplémentaire des services publics.

 

Pour le SNUDI FO 86, il n’est même pas à démontrer que les postes d’aides à la direction sont nécessaires dans les écoles : les directeurs et directrices sont surchargés de travail, les aides à la direction accomplissent de nombreuses tâches sur les écoles et leur travail permet réellement aux directeurs et directrices de mieux s’organiser, et cela se ressent sur le travail de tous les collègues de l’école. Preuve en est la nombre de motions d’écoles déjà signé par les enseignants des écoles concernées.

Lors de l’audience l’IENA (M. Artaud, adjoint de l’Inspecteur d’Académie) a fait preuve d’une mauvaise foi incroyable en affirmant à la délégation qu’  « il n’y a aucun problème dans les grosses écoles qui ne bénéficient pas d’AADE et les écoles feront sans ces personnels sans qu’aucun problème n’apparaisse » ( !). « Il n’y a aucune nécessité à conserver votre poste sur l’école » affirme-t-il à la collègue AADE sur l’école du Planty à Buxerolles.

 

Nous comprenons bien que l’IENA se cache derrière son petit doigt et derrière les soi-disant protocole de simplification des tâches des directeurs qui, pour le moment, n’ont d’ailleurs en rien amélioré les conditions de travail des enseignants. FO revendique depuis de nombreuses années du temps de décharge supplémentaire pour les directeurs et directrices et des moyens humains en nombre suffisant dans les écoles.

Les Groupes de Travail au rectorat n’ont pour le moment pas aidé les personnels des écoles à améliorer au quotidien leurs conditions de travail, bien au contraire, puisque la fonction de ces groupes de travail est bel est bien d’accroître la charge de travail et les responsabilités des directeurs dans le cadre du plan de « transformation du métier de directeur » en lien avec la loi de Refondation et les PEDT.

 

La suppression de postes d’aides à la direction dans le contexte d’un plan Vigipirate en alerte maximum ne peut que nous inquiéter encore plus pour la suite : alors que de nombreuses écoles deviennent des bunkers, comment gérer les allées et venues, les retards, etc ? Comment gérer les sorties de l’école de nombreux élèves en inclusion dans des classes qui ont des rendez-vous en-dehors de l’école, comment gérer l’entrée des professionnels qui interviennent dans les écoles pour ces mêmes élèves ? Comment gérer les multi-interventions liées aux TAP, conséquence de la réforme des rythmes scolaires ?

 

L’intersyndicale propose un modèle de motion qui peut servir à prendre position dans les écoles et à alerter tant les services du rectorat que les services de l’Etat ( préfecture, élus locaux).

 

FORCE OUVRIERE invite les écoles concernées par le non renouvellement d’un contrat CUI à se mobiliser pour obtenir le renouvellement du contrat et du poste d’aide à la direction.

 

FORCE OUVRIERE invite chaque école du département à interpeler la hiérarchie de l’Education Nationale en utilisant tous les moyens possibles (motions, prises de position, pétitions, informations aux et par les parents, information aux médias…) afin que les postes des Aides à la Direction des Ecoles soient renouvelés et pérennisés.

 

Vous trouverez en pièce jointe (et ci-dessous) pour information un courrier adressé au DASEN concernant la suppression du CUI AADE de Civray, qui illustre bien "la situation" :

Alors que le DASEN et la préfecture tentent d’imposer leur protocole ruralité dans le sud Vienne (et ailleurs...), en promettant des moyens supplémentaires aux enseignants et aux municipalités, en contrepartie de la fermeture de nombreuses écoles, il est particulièrement significatif que dans le même temps la première mesure du préfet et du DASEN soit de jeter notre collègue au chômage. 

Ce alors même qu’ils avaient la possibilité de lui renouveler son contrat, comme d'autres préfets l'ont fait dans d'autres départements. 

N’hésitez pas à faire connaître ce courrier, sur le secteur de Civray et dans tout le département !

 

Marion Adloff,

Secrétaire adjointe du SNUDI FO 86

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